Restauration Corallienne

L’importance des récifs coralliens

Les récifs coralliens, piliers de la biodiversité marine mondiale, abritent 25 % des espèces marines tout en ne couvrant que 1 % des fonds océaniques. À Madagascar, ils jouent un rôle vital : protection des côtes contre l’érosion et les cyclones, soutien à la pêche (source de nourriture et de revenus pour les communautés locales) et attraction touristique majeure.

À Nosy Be, ces écosystèmes uniques sont un hotspot de biodiversité, mais ils sont gravement menacés par la surpêche, la pollution et le réchauffement climatique. Leur disparition aurait des conséquences dévastatrices pour Madagascar : effondrement des stocks de poissons, vulnérabilité accrue des zones côtières et perte d’un patrimoine naturel inestimable.

Partenariat et expertise

Face aux nombreuses menaces qui pèsent que les coraux l’hôtel Corail Noir et son centre de plongée Aqua Diving collaborent avec l’association KORAI pour restaurer les coraux à Nosy Be.

Notre projet de restauration coralienne est né d’une conviction : les acteurs du tourisme tel que l’hôtel Corail Noir et le centre de plongée Aqua Diving ont un rôle à jouer dans la préservation des écosystèmes marins. Aux côtés de l’association KORAI, et avec le soutien du CEPF (Critical Ecosystem Partnership Fund), nous restaurons les récifs coralliens de l’île de Sakatia.

À Nosy Be, après un premier projet pilote sur l’île de Nosy Antsoha, l’association Koraï a lancé un projet de restauration ambitieux sur l’île de Nosy Tanga. Accompagnés par l’équipe de KORAI et de Moshun.earth, nous avons effectué une étude des récifs coraliens autour de l’île de Sakatia pour analyser la pertinence et la faisabilité d’un projet de restauration corallienne.

Un panel d’éléments sont analysés : couverture coralienne, blanchiment, présence d’ algues, présence d’herbier, diversité des poissons, sédimentation, profondeurs et substrats… Ils indiquent l’état de santé de l’écosystème et permettent d’affiner notre connaissance sur ces récifs précieux qui nous entoure. Mieux connaître, c’est le premier pas pour mieux protéger.

 

L’objectif de l’étude scientifique

L’objectif de l’étude scientifique était de déterminer la superficie et la localisation plus précise pour l’implantation des structures, d’identifier la méthode adéquate pour la zone, d’identifier les espèces présentes sur la zone et à proximité, ainsi que leur résilience et enfin de confirmer la superficie et le nombre de boutures que nous pourrions installer.

Cliquez ici pour retrouver l’étude complète des récifs de Sakatia, point de départ du lancement de notre projet de restauration corallienne

Mission Report l Coral Reef Assessment _ Nosy Sakatia_April 2025 .pdf

En 2025, 30 structures ont été installées sous l’eau, sur deux sites pilotes. Nous avons ensuite élaboré un strict plan de suivi afin de quantifier les résultats de notre expérimentation. Retrouvez les résultats complets de notre travail mené à Sakatia dans le Rapport Korai

 

Un travail main dans la main avec les communautés locales

Pêcheurs-acteurs de la préservation

A Sakatia, la communauté de pêcheurs connait mieux que quiconque les récifs et leur état de santé. Ils sont nombreux à constater que les poissons sont moins nombreux que dans leur jeunesse, et sont conscient du joyau que représente Nosy Be. C’est main dans la main que nous pourrons préserver les récifs, pour que la ressource alimentaire et l’attrait touristique des récifs puisse perdurer dans le temps. A Sakatia, certaines zones sont protégées, et les pratiques de pêches destructrices des coraux sont interdites (tel que des filets qui agrippent et endommage le récif).

 

La jeunesse comme levier du changement

Corail Noir et son centre nautique (AquaDiving) organisent des sessions de sensibilisation de la jeunesse des villages d’Ambaro et de Sakatia. Les jeunes ont l’occasion d’en apprendre plus sur le fonctionnement du corail, son rôle et l’importance de le préserver. Dans la joie et la bonne humeur, et dans un cadre idyllique, l’équipe de KORAI et Corail ont pu partager leur passion des coraux aux enfants.

La création des structures à Dzamandzar

Nos structures sont réalisées et résinées à Dzamandzar. La résine, recouverte de sable, permet aux structures de résister à la salinité de l’eau et aux coraux bouturés de mieux se fixer sur le substrat.

La forme de ces structures imite un récif coralien avec ses crevasses, ses complexités et ces reliefs où la faune marine peut s’accrocher, se cacher et se faufiler.

C’est un véritable travail d’équipe qui se met à l’œuvre lorsqu’il s’agit de créer ces structures par dizaine et de les transporter jusqu’à notre port d’attache : le centre de plongée Aqua Diving, au sein de l’hôtel Corail Noir !


Excursions et sorties plongées thématiques

Ce projet est une formidable opportunités pour nos guides et plongeurs d’en apprendre plus sur les coraux avec l’équipe de biologistes marins de l’association KORAI. De longs échanges et partages de connaissances ont lieu à terre, sur les bateaux et sous l’eau.

Que de questions émergent : comment reconnaître les coraux ? quelles sont les menaces qui pèsent sur eux ? comment mieux les protéger ? comment restaurer un récif corallien dégradé ?

Si vous aussi vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à nous contacter vous former sur l’identification des coraux et la restauration coralienne !


Récifs coralliens : habitat de milliers d’espèces marines

Les récifs coralliens sont de véritables villes sous-marines où vivent des milliers d’espèces de poissons. Leur structure complexe, faite de cavités, de crevasses et de recoins, offre aux poissons de nombreux abris contre les prédateurs. Les coraux fournissent aussi de la nourriture directe (comme des algues ou de petits animaux) ou indirecte (en attirant d’autres proies). Certains poissons s’y reproduisent, y déposent leurs œufs ou élèvent leurs petits. Grâce à cette diversité d’habitats et de ressources, les récifs coralliens abritent environ 25 % des espèces marines, bien qu’ils ne couvrent que moins de 1 % de la surface des océans.


Les espèces rencontrées dans les récifs

Les poissons présents dans les récifs sont nombreux : poissons lions, poissons chirurgiens, des poissons coffres, quelques tortues vertes et imbriquées, nudibranches, langoustes, crevettes, poulpes, etc.

L’importance des poissons herbivores

Les poissons herbivores se nourrissent principalement d’algues et de plantes marines. En broutant les algues sur les récifs coralliens, ils empêchent leur croissance excessive, ce qui permet aux coraux de mieux se développer. Leur système digestif est adapté pour décomposer la cellulose des plantes grâce à des bactéries symbiotiques. En contrôlant les algues, ils jouent un rôle clé dans l’équilibre et la santé des écosystèmes coralliens.

Quel bonheur de constater autour de nos structures la vie naturelle qui reprend son cours : les poissons chirurgiens slaloment déjà entre les structures tout juste installées !


Le rôle des oursins dans les récifs coralliens

Les oursins sont des échinodermes marins qui jouent un rôle essentiel dans le maintien de l’équilibre des écosystèmes coralliens. En se nourrissant principalement d’algues, ils empêchent la prolifération excessive de ces végétaux sur les récifs. Cette action est cruciale car une croissance trop importante des algues peut étouffer les coraux, limiter leur accès à la lumière et freiner leur développement. Ainsi, les oursins contribuent à préserver l’espace et les conditions nécessaires à la survie des coraux.

Cependant, l’impact des oursins sur le récif dépend de leur densité. Lorsqu’ils sont en nombre modéré, ils jouent un rôle bénéfique en contrôlant les algues. En revanche, une surpopulation d’oursins peut entraîner une surconsommation, notamment en grattant le substrat calcaire du récif, ce qui peut endommager la structure corallienne et causer une érosion importante.

De plus, les oursins servent aussi de nourriture à plusieurs prédateurs marins, intégrant ainsi la chaîne alimentaire des récifs. Leur présence influence donc la biodiversité et la dynamique des populations dans cet environnement – Ce projet est soutenu par le CEPF (Critical Ecosystem Partnership Fund).


Contact

Vous souhaitez en savoir plus sur notre projet ? Vous avez des questions ? Vous souhaitez participer ?

Contactez-nous à l’adresse suivante : projetsakatia.koraicorail@gmail.com

Nous nous engageons à transmettre toutes les réclamations – ainsi qu’une proposition de réponse – à l’équipe régionale de mise en œuvre (RIT) et au directeur des subventions du CEPF dans les 15 jours suivant la réception de chaque réclamation. Si le plaignant n’est pas satisfait de la réponse, il peut soumettre sa plainte par écrit au Comité des plaintes de l’UICN NL, en tant que représentant de la RIT : mail@iucn.nl ou utiliser le numéro de téléphone : +31 (0)20 626 1732.

Si le plaignant n’est pas satisfait de la réponse de la RIT, il aura la possibilité de soumettre sa plainte directement au CEPF, via la ligne d’éthique de CI (numéro gratuit : +1-866-294-8674 / portail web sécurisé : https://secure.ethicspoint.com/domain/media/en/gui/10680/index.html).

Le mécanisme de réclamation environnementale et sociale de l’Agence française de développement (AFD) et du Fonds vert pour le climat (GCF) permet à toute personne ou tout groupe de personnes affectées par les aspects environnementaux ou sociaux d’un projet financé par le CEPF dans le cadre de son programme intitulé « Adaptation fondée sur les écosystèmes dans l’océan Indien », financé par le GCF, par l’intermédiaire de l’AFD en tant qu’entité accréditée, de déposer une réclamation auprès de ces institutions. Il s’agit d’un mécanisme qui ne peut être utilisé par la ou les personnes concernées que lorsque toutes les possibilités de dialogue avec COMPAGNIE DES ILES VANILLE MADAGASCAR (Corail Noir Hôtel), l’équipe régionale de mise en

œuvre et via la « CI Ethics Hotline » ont été épuisées.

Pour le mécanisme de l’AFD, les réclamations peuvent être envoyées :

  • en remplissant le formulaire en ligne sur le site web de l’AFD (afd.fr)
  • en envoyant un e-mail à : reclamation@afd.fr
  • par courrier postal à l’attention de : Agence française de développement, Secrétariat du Système de gestion des plaintes environnementales et sociales, 5, rue Roland Barthes, 75598 Paris Cedex 12, France

Pour le mécanisme du FVC, les réclamations peuvent être envoyées :

  • en remplissant le formulaire en ligne sur le site web du GCF (https://irm.greenclimate.fund/)
  • en envoyant un e-mail à : irm@gcfund.org
  • Par téléphone : +82.32.458.6585
  • Par courrier à l’attention de : Mécanisme indépendant de recours, Fonds vert pour le climat, Songdo Business District, 175 Art Center

Contactez nous pour programmer votre excursion et vos plongées à la découverte des récifs !